Digital humanities pour la recherche

On avait laissé un peu de côté depuis quelques temps le champ des “digital humanities” (humanités numériques).

Les pratiques y sont très nombreuses, une association en France venait de se créer, un manifeste signé par nombre de chercheurs existait depuis quelques années, des colloques, ateliers, séminaires,  nombreux, avaient lieu dans une grande éphervescence.

L’interdisciplinarité faisant travailler ensemble chercheurs des sciences humaines, ingénieurs, techniciens du web et théoriciens se mettait en place sur nombre de projets.

Cependant il nous semblait que ce “faire communauté”, ce “paradigme de l’usage du numérique en SHS”, était un peu léger du point de vue épistémique : au-delà des pratiques, des usages, de la volonté, des projets, de l’air du temps ou des personnes avec statut d’enseignant-chercheur, quelles étaient la ou les grandes théories qui fondaient les digital humanities ?

En disant cela on pensait par exemple à l’exemplaire théorisation faite par les cybernéticiens en leur temps, justement, de l’usage de la “modélisation”, de la “représentation graphique” dans les sciences : une théorisation qui explique bien que le passage méthodologique à l’image est aussi un changement épistémologique majeur pour la science. Et comme cybernétique et numérique ne sont jamais très loin, à notre avis…

Bref, avant de revenir s’intéresser donc au humanités numériques – il faut absolument lire la présentation des digital humanities en Espagne sur le carnet http://imageson.hypotheses.org/1893  ou encore , dans le domaine proche du journalisme lire cet article aux problématiques proches http://sms.hypotheses.org/5794 -  voyons le récent panorama dressé par un chercheur renommé du domaine en France en juin 2014 :

 

 

On y reviendra un peu plus tard donc car ce champ est passionnant